J'arrête mes études : et après?

17:00

Bien le bonjour l'ami !


Cet article fait suite à mon post sur l'arrêt de mes études, que vous pouvez découvrir en cliquant ici
C'est un sujet assez délicat que j'aborde aujourd'hui et il s'agit encore une fois uniquement de mon expérience et de mon ressenti. Je me dis que c'est toujours intéressant d'avoir un point de vue sur ce genre de sujet, ce n'est pas toujours évident, donc si ça vous parle ou que ça vous aide un minimum, vous m'en voyez ravie! ;-) 

L A   L I B E R A T I O N 

C'est le premier mot qui me vient à l'esprit quand je repense au moment où j'ai décidé d'arrêter mes études, et quand je repense au moment où j'ai définitivement arrêté les cours. Je me suis sentie libérée d'un poids qui m'empêchait d'avancer, qui me tirait vers le bas. Les premiers jours (voire les premières semaines) se sont déroulés dans cet état d'esprit très positif et très serein. J'avais pris la bonne décision, j'en étais sûre ! (j'en suis toujours sûre à l'heure actuelle)
Je me suis mise à m'intéresser à plein de choses, à vouloir en apprendre toujours plus, à imaginer mille et un parcours différents, et j'étais super emballée et motivée. J'avais un regain d'énergie assez impressionnant. En résumé : je-vais-bien-tout-va-bien. 



L A   C U L P A B I L I T E 

Une vieille amie est ensuite venue me rendre visite : la culpabilité. J'ai tendance à culpabiliser pour tout et n'importe quoi, alors pour un arrêt d'études... je vous laisse imaginer! Comme je l'ai brièvement expliqué dans mon premier article, j'avais l'impression d'avoir des comptes à rendre, de devoir faire mes preuves et rebondir au plus vite pour montrer que je n'avais pas arrêté par paresse, mais bien parce que je n'aimais pas. 
J'ai commencé à postuler pour des jobs dont je ne voulais pas, mais je me sentais obligée. Et pourtant personne dans mon entourage ne m'a mis la pression à un quelconque moment. Non, c'était pire : je m'obligeais moi-même. Je me mettais une pression monstre. Je me persuadais que c'était ce que les autres attendaient de moi. 
Je suis donc retombée dans un état proche de celui du début : pleurs, longs questionnements pas franchement utiles sur le sens de la vie (ou toujours sur le choix des pâtes pour le souper), insomnies à répétition et un stress qui ne me lâchait plus. En résumé : joie et allégresse. LOL.



L A   C L A Q U E 

Et puis un jour, on m'a contactée pour un job étudiant. C'était juste pour une journée, pour un remplacement. J'étais stressée à l'idée d'accepter mais je me suis dit que je ne risquais pas grand chose (et pourtant au fond de moi, j'avais un mauvais pressentiment totalement inexplicable). Je me suis donc rendue dans le-magasin-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom pour la journée et... BAM. La claque dont j'avais besoin. 

J'y ai vécu une bien bonne journée de merde. Pardonnez mon langage peu châtié mais on ne saurait résumer mieux que ça. Je me suis sentie constamment humiliée et rabaissée, et même pas par les clients, non : par les employés. 

- Pfff, où est-ce qu'on va la foutre l'étudiante? (étudiante qui se trouve à 20cm de toi et qui a un prénom)
- Adèle fais-moi le plaisir de ranger ta caisse! * Oui j'achève avec le client et je range* - Non Adèle, MAINTENANT! Je veux que tu le fasses maintenant, c'est trop important! Allez ! (je ne vous parle pas de mon malaise ni de celui du client en question). 
- Comment ça tu ne sais pas où ranger ce papier? Mais tu sais lire non??! Tu vois bien qu'il est marqué "vidange" ici et oh! Tu as vu? Il est justement marqué "vidange" sur cette enveloppe, c'est drôle non? 
- Tu as fini à la caisse? Bah retourne dans ce rayon, c'est quand même pour ça qu't'es v'nue nan?

Une. Bonne. Journée. De. Merde.

Juste avant de quitter le magasin, je me suis retrouvée seule dans le vestiaire et c'était la folie dans ma tête : je n'avais aucune envie de rester dans cet endroit, peu importe le contrat, peu importe le salaire, peu importe les avantages ; mais d'un autre côté, je gardais toujours à l'esprit qu'il me fallait un job. Torture psychologique, vous croyez? 
Et puis ce fut la révélation : "je n'ai quand même pas quitté des études qui ne me plaisaient pas pour m'enfermer dans un job que j'aime encore moins". 
(Au final ils n'envisageaient pas de contrat à l'année donc je n'ai vraiment rien perdu, mais j'aurais dit non de toute façon). 

E T   M A I N T E N A N T 

Cette deuxième claque aura été très bénéfique finalement (quand je vous dis que tout arrive pour une raison!). Elle m'aura encore aidée à m'affirmer un peu plus, à aller jusqu'au bout de mes pensées et à écouter mes envies et mes besoins à moi. Et à les assumer. 

Même s'il y a toujours des jours sans (je reste un être humain n'est-ce pas), je me mets nettement moins la pression aujourd'hui : j'envoie quelques CV de temps à autres, quand je repère une offre intéressante ou que je pense à une boîte dans laquelle je m'imagine bien bosser. Et surtout je me plonge à fond dans mon-projet-number-one-de-tous-les-temps : l'écriture de mon roman. Je n'ai jamais autant écrit, je n'ai jamais été autant inspirée, et c'est définitivement une activité qui me passionne et me libère de tout stress. Je ne me serais jamais autant donnée si je n'avais pas traversé tout ça, j'en suis certaine. C'était un mal pour un bien, encore une fois. 


Si je peux vous donner un conseil, peu importe la situation dans laquelle vous vous trouvez : gardez à l'esprit que vous êtes maître de votre vie, que choisir de ne pas faire quelque chose reste votre droit le plus strict. Il n'y a pas qu'une voie unique dans la vie. Chacun doit se sentir libre d'explorer la sienne. Et malgré tout ce qu'on peut vous dire sur la difficulté de trouver un travail, vous êtes libres de choisir. C'est effectivement compliqué de trouver un job aujourd'hui, mais est-ce une raison suffisante pour accepter quelque chose qui ne nous plaît pas? Qui nous stresse à outrance? Qui nous empêche de dormir? Qui nous provoque des crises de larmes? Qui nous bouffe toute notre motivation? À méditer... 
En tout cas vous avez la réponse en vous, vous savez ce qui est bon pour vous et rappelez-vous : tout arrive pour une raison.


"S'il s'agit d'une erreur, vous apprendrez au moins quelque chose et, dans ce cas, ce n'en sera plus une"
E. Tolle








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4 commentaires

  1. "Everything happens for a reason."

    I couldn't agree more ! ;)

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  2. Coucou Adèle,
    Les jobs de merde qui te font te sentir nulle, inutile...j'ai connu et je savoure du coup encore plus ma situation actuelle :)Même si ce n'est pas facile tous les jours ! En tout cas je te souhaite de trouver ta voie ! Bises

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    1. Hello ! :)
      J'imagine bien, j'envie ta situation, je l'avoue haha :)
      Merci beaucoup pour tes gentils messages ♥

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